Un titre ? ... Prospérité. Ou mieux : Harmonie

Un titre ? ... Prospérité. Ou mieux :                                Harmonie
Elle est en vacances. Enfin. Après une année des plus morne. Bornée par un entourage des plus restreint (détail dont elle a fini par faire abstraction). Elle se sent bien. Trouve juste étrange de ne voir personne juste à côté pour la comprendre et s'enthousiasmer de la voir pour une fois envahie de cet engouement, de cette gaieté. S'aperçoit que les gens les plus proches sont loin d'être les plus attentionnés.
N'est plus une scientifique - si tentée qu'elle en ait été une un jour - bref. La néophyte scientifique qu'elle a pu être ne l'est plus mais se rappelle de longueurs d'onde et autres entités physiques qui lui échappaient souvent. A vrai dire elle se souvient surtout de ces longueurs d'onde (et, en effet, elle palabre encore de façon oiseuse et surtout inutile en parsemant son petit discours saugrenu de détails pour le moins accessoires relatifs à un contexte finalement insignifiant). Elle se souvient donc de ces longueurs d'onde. Et, là, tout de suite, elle trouve juste qu'elle n'a plus personne sur la sienne. Mais ne sait pas vraiment ce que ça veut dire. Sait pertinemment qu'on est pas tous placés sur une petite ligne et amis avec les gens de ce tracé imaginaire. Se demande juste si on a le droit de passer d'une ligne à l'autre de temps en temps. Sait ce qu'elle veut. Ne veut pas qu'on croit qu'elle est indécise ou qu'elle doute de ses sentiments pour ceux qu'elle considère comme ses amis. Se demande juste si c'est possible d'envisager qu'ils comprennent qu'on change de ligne de temps en temps. Juste qu'on ne soit plus sur la même longueur d'onde. Juste parce qu'on a pas de mec. Juste parce qu'on a pas envie d'en avoir. Ou juste parce qu'on a envie de profiter. De courir sur la plage en débattant seul sur des sujets totalement abstraits. D'entendre les autres nous dire de nous taire mais juste être insouciant. De temps en temps. Se dit que finalement ses amis sont peut-être sur une autre de ces lignes. Ou peut-être qu'il en ont changé en cours de route sans qu'elle ne s'en aperçoive. Et se dit aussi que, somme toute, elle n'a pas très envie de se poser toutes ces questions indéfiniment. En fait, elle a surtout envie de profiter. De parler assise par terre sur une terrasse entourée de chaises de sujets embarrassant avec une personne qu'elle connaît à peine. De manger du jambon en cachette. De rire. De passer des soirées inoubliables avec des gens dont elle n'a connu le nom que peu de temps avant. De comater sur cette même terrasse un matin ensoleillé, toujours chaussettes Hello Kitty aux pieds. Et de recevoir en retour ce plein d'énergie.
Alors emmerde pour le moins les gens qui ne la comprennent pas. Et s'il le faut passera le plus clair de son temps avec les gens qui, même s'ils ne sont pas sur la même ligne qu'elle, ne lui en tiennent pas rigueur. Juste parce qu'eux non plus ne sont pas pressés de grandir. Juste parce qu'eux aussi ont très envie de profiter. De tout. De ces moments. Et parce que si elle ne profite pas elle sera comme un évier sans bouchon, et tous les bons moments qu'elle perdra tomberont aux égouts. Et s'excuse de cette métaphore pourrie, mais regarde un peu trop Grey's Anatomy, et s'inspire beaucoup trop des répliques de Meredith, qui, soit dit en passant, est un peu comme elle : ne sait jamais ce qu'elle veut.
Sauf – parce qu'il y a un 'sauf ' – P R O F I T E R.

*

# Posted on Sunday, 24 May 2009 at 3:29 PM

Edited on Sunday, 24 May 2009 at 3:50 PM

Pouloum ! Ne sait pas d'où ça vient, ni où elle va, mais y va. Elancée de façon vraissemblablement irréversible. Chaussettes Hello Kitty aux pieds.

Pouloum ! Ne sait pas d'où ça vient, ni où elle va, mais y va. Elancée de façon vraissemblablement irréversible. Chaussettes Hello Kitty aux pieds.
*

Voyage sur une autre petite planète. _ Changeant. _ Période d'enthousiasme ravageur. _ Petite rencontre surprenante. _ Retrouvailles inattendues. _ Jouissives. _ Envie de vraiment
v i v r e. _ Petit topo de ces dernières semaines plus positives que jamais.

°°°

Retour de vouaillage, dur dur finalement, redescente dans ce monde de 'je suis pas content je tire la gueule il fait pas beau j'en ai marre'. "Mam'selle Bulle traverse les nuages, enfile un pull, il fait froid au dessus des orages". Puis redécolage pour petit nuage ambulant.

Frénésie. Égarement durable ou non, de cause variable.

Premier wikend tout à fait satisfaisant, envoûtant, noyée dans son petit nuage tout humide d'émotions diverses, entre exaltation et euphorie, excitation et passion.
Concerts, arc de triomphe, fac, apéro, quasi-transe, escapades en cité U, chantiers, tentative de fugue de portable, détours, cours à 8h, dur, re-concert, journée ping pong-télé-glandouille-poker-goûter-billard-bagarre, bar, exotica, chamallow, racontage de voyage, retrouvailles, pipe pendentif, critiques, trivial pursuit, fresque de fleurs toujours aussi... originale, pointure 44, remémorage de souvenirs (pas les plus flatteurs ^^), Anne Frank (muette qui a repris la parole à 45 ans, nawak), fan club de chaussettes turquoises Hello Kitty, bordel organisé avec la ptite touche "Monde Diplomatique" au pied du lit, sonnette funky,... Un wikend tout bien comme il faut =)

Frénésie. Aliénation à manifestation délirante et violente,
provoquée par certaines affections cérébrales à caractère aigu.

Journée gratifiante. Trouve particulièrement agréable lorsque ses résultats sont en adéquation quasi-parfaite avec son état d'esprit. Avoue ne pas se souvenir de la dernière fois où ça lui est arrivé ! S'aime donc beaucoup en cette journée. Envisage même pourquoi pas de s'auto-pacser, en hommage au Droit de la famille... Niark !

Frénésie. Etat d'exaltation extrême atteint par un sentiment,
un comportement, un acte, avec manifestations bruyantes,
désordonnées, souvent vives et excessives.

Wikend prolongé. Pas de chance... Malade ! Mais gaieté. Toujours. Même avec cette impression agonisante d'avoir des grillons qui copulent dans la tête. A comaté devant les Poupées Russes, pense qu'elle voudrait plus que jamais être un popotame. Et aussi devant Ne le dis à personne. Plutôt convenable finalement comme agonie. Juste un sentiment de désarmement : pas de sortie... Petite sortie imprévue =) Pense qu'un wikend retrouve tout son sens quand on voit des gens biens.

Semaine de révisions "intensives". A la rage. Mais la bonne rage. A décidé de tout déchirer. Pour les partiels ? Pas particulièrement. Pour ça, et tout le reste.

Pense qu'elle aurait dû choisir Scribe pour son projet professionnel, et qu'elle aurait pu expliquer qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise situation, mais que si elle avait dû résumer sa vie aujourd'hui, avec eux, elle aurait dit que c'était d'abord des rencontres, des gens qui lui ont tendu la main, peut-être à un moment où elle ne pouvait pas, où elle était seule chez elle... Mais bon ! Après-midi... Morne ! Tant piiiis !
A envie de rire, de parler, de rire encore, de voir des 'gens biens', de m'égarer avec eux dans des débats et délires inimaginables, et pourquoi pas de rire, encore...



<3

# Posted on Tuesday, 05 May 2009 at 3:45 PM

Edited on Tuesday, 05 May 2009 at 4:37 PM

"Ecrire c'est hurler en silence". Finalement ça restera le moyen le plus efficace et le plus libérateur que je connaisse. Il y a des choses comme ça dont tu ne peux pas te passer... Donc c'est reparti...

14/12/08
Qui a dit que Facebook ne servait à rien ? Moi ? Ah oui sûrement... Sauf ces jours de fureur ou tu veux tout péter autour de toi, que tu le fais savoir pour que les gens qui s'aventureraient à te parler le fassent avec le maximum de précaution >> Pseudo : "J'aime pas les gens". Et c'est à ce moment que Facebook intervient, ou plutôt un commentaire : "Why ?".
Comme tu n'as pas encore atteint le paroxysme de l'acrimonie, que ta causticité n'assaille pas encore l'humanité entière, tu décides de répondre.

"Bicose 'sont tous d'une ineptie quasi surréaliste, piteux Jocrisses, gourdiflots, bonasses, complaisants à l'excès, accablants. 'Réfléchissent pas.
'Suis totalement spectatrice de ce qui se passe...
Soit les gens sont en train de changer, de dériver, de déchoir à une vitesse effrénée.
Soit je divague complètement dans le fantasme naïf de ce monde majestueux dont je m'étais persuadée de l'inexistence, je fabule en espérant que les "gens" se mettent un jour à réfléchir à autre chose que leur petite personne, sans pour autant revêtir l'accoutrement démesuré de l'altruiste excessif, juste qu'ils ouvrent leurs petits yeux pour les poser au-delà des remparts qu'ils ont édifiés autour d'eux et du médiocre individu qu'ils aspirent à devenir s'il s'y complaisent.
Voilà...
Réponse plus directe : J'aime pas les gens parce qu'il y a des jours comme ça où t'as juste l'impression qu'ils sont tous cons!"


Après cette réponse. Après m'être défoulée, avoir dit ce que j'avais à dire, j'ai changé de pseudo, et j'ai réussis à penser à autre chose...
Titre de l'article : cqfd (Ecrire c'est hurler en silence).



18/10/08
Quand la douce mélopée de l'insouciance dégénère en cacophonie tonitruante. Désarçonnée. Impossible de m'affranchir de l'arrière gout sépulcral de ces derniers jours ni moroses ni anémiants. Pires.
Comme si mon anxiété à l'idée d'entrer dans un nouveau monde avait prophétisé l'evanescence d'une joie de vivre. Désormais vassalisée par l'oisiveté, paralysée.

Ou est la Zoupi qui pronait l'apathie devant tout ce qui l'empêchait d'avancer ? Celle qui refusait de se complaire dans la torpeur, l'inactivité?

Peur de me dévoyer.
Absente. Crainte exacerbée quant à la suite, sur tous les plans.
Comme si je m'enterrais toute seule dans une ignominie, parce que je n'ai plus la force de lutter, ou de chercher un chemin qui mènerait à quelque chose. Envie de me retrouver à nouveau dans la peau de cette Zoupi impavide, qui allait de l'avant quite à faire des erreurs, mais qui fuyait la stagnation.

Déterminée, décidée à aller de l'avant pour ne plus avoir ne serait-ce qu'un semblant d'envie d'écrire ce genre d'article médiocre, navrant, affligeant, désolant.



30/09/08
Complètement désorientée.

Perdue dans mon petit monde qui s'est arrêté de tourner depuis peu, en suspend dans une atmosphère que je crains, celle de l'ennui, apesanteur pesante dirons-nous... Peur que ce qui fait de mon petit univers un ensemble solide disparaisse, que mes attaches deviennent des failles et que tout implose sous peu.

Lâchée dans un nouveau monde, complètement déphasée... Ennui certain. Momentanément spectatrice. En attente.
Pomée. Déçue. Renfermée. Tendue. Fatiguée. Seule. Silencieuse. Figée. A vif.
En quête quasi permanente de fugue...

Rongée par les souvenirs, Effrayée à l'idée de sombrer dans une diathèse pathétique dont la mémoire serait le symptome. Pas envie de me complaire dans une sorte de prédisposition à la décadence.
Condamnée à déchoir sans fin ? M'aventurer sur ce terrain mille fois labouré ne mènerait à rien sinon à m'enterrer dans mes propres inepties morbides.
Indomptables crépitements de consternations accablantes dans ma petite cervelle manifestement en pleine dégénerescence, sous l'emprise du doute à son apogée. Suprématie d'incertitudes et d'indécisions pitoyables.

Quasi-éteinte.

Une douce léthargie m'envahit. Sérénité. Sans atteindre une harmonie totale, juste impassible dans une atmosphère constituée d'autant de brutalités arbitraires que d'indolentes compassions et autres déclarations hypocrites à outrance. Abstraction partielle de ces aberrations pourtant omniprésentes. Accalmie paisible. Sommeil.
Dites, ce sommeil est nécessairement létal si je veux qu'il perdure ?
Pas envie de me réveiller...

Déconnexion.



25/04/08
Et tu t'enfermes dans un cercle vicieux, celui du silence. Tu tentes radicalement de te cantonner dans un mutisme de la parole et de l'écriture, parce que t'exprimer t'es devenu insupportable, parce que tout ce que tu es suceptible de manifester n'est que le dégoût de toi-même et de la totalité de ce qui t'entoure.
Et tu t'effaces, figé, inactif, noyé dans tes pensées et dans la complainte que tu intériorises, en rêvant de l'immuabilité de ce mutisme. Tu en rêves, choisissant délibérément de te cloîtrer dans une tourmente que tu entretiens parce qu'elle te semble méritée.
Comme si consciemment tu te limitais à un bonheur partiel, pensant devoir subir le poids de certaines choses dont tu n'es en réalité pas responsable, comme si tu considérais que le bonheur t'était illégitime, juste comme si tu te contraignais à te satisfaire résolument de ce bonheur incomplet.

Tu es restée quelques semaines dans ton monde clot de toutes parts, hostile à tout, méfiante, distante, à fleur de peau.

Et aujourd'hui tu sors de ton silence, tu écris. Et ce soir tu te demandes si demain tu parviendras à échapper à la totalité de ce mutisme que tu t'offrais face aux autres.
Et tu as peur.

Là. Tout de suite. Si on te demandait un mot pour te qualifier, tu répondrais livide. Pas par l'aspect de ton teint, mais par le manque d'éclat de ta personne, par la médiocrité que tu dégages, l'insignifiance que tu émanes, l'insipidité fastidieuse voire soporifique que ton image exhale...
Du moins c'est ce que tu aimerais répondre. Mais en réalité à nouveau tu choisirais de te taire. Ou de répondre sans aucune honnêteté. Comme à cette question quotidienne : "la forme?" où par principe et habitude tu réponds "niquel et toi?"... Superficialité...

Comme une résolution au mois d'avril: te montrer telle que tu es...

C'est bien ce que je pensais, en l'écrivant je réalise l'irréalisme de mon entreprise -_-

A ça tu réponds "tant pis, on verra plus tard pour l'abandon de la pellicule de joie vivre tout bonnement fallacieuse qui entoure mon image..."
De toute façon, dites, une image, c'est pas par définition faussé ?

Et malgré ça, tu te sens bien... Malgré tout ce que tu viens d'écrire, malgré tout ce que tu penses, de toi et de ce qui t'entoure...
Parce que ce que tu viens de débiter avec une franchise et une authenticité plus qu'évidente, c'est ce que tu ressens, c'est juste ce qui fait de ta petite tête un chaudron bouillonnant depuis ton enfermement silencieux...
Il fallait bien que ça déborde un jour...

Et tu te sens mieux... Beaucoup beaucoup mieux...

Parce que l'écriture "restera le moyen le plus efficace et le plus libérateur que je connaisse."



16/03/08
"zoupi salope."


13/03/08
Permiiiiiiiis !!


12/03/08 – 15h30
Monopoly psychédélique...

Petite pensée pour Alphonse et Gertrude, couple de souris disséqué en ce mercredi de mars.

Envie d'arrêter le temps, que profiter de la frugalité de certains instants devienne une habitude...

Parfait...



11/03/08
Revu mon namoureux de maternelle, bizarre de revoir quelqu'un comme ça... situation comique... souvenirs vagues, mais de quoi rire de soi-même, de son innocence et de sa joie de vivre passée...

Encore ce sujet qui revient : Se demander quand cette innocence et cette légèreté des relations se sont métamorphosées en méfiance voire en paranoïa vis a vis des gens.

Un tas de questions... Pas de regrets... Juste s'évader à rêver de ces sentiments enfantins si précieux. Sûrement une perte de temps...

Et puis, comme diraient certains, avec une frivolité plus qu'agaçante : "Carpe Diem" ! Pensons au jour présent, et passons au dessus du passé, des problèmes et de la réalité ! -_- Si ça ce n'est pas se borner à ses acquis, en ne cherchant pas à savoir pourquoi on a perdu ces sentiments légers d'innocence, d'inconscience et de pureté en grandissant justement dans cette réalité. Réalité que l'on devrait soit disant ignorer radicalement en prônant un "Carpe Diem" superficiel et inapplicable à long terme par la majorité des gens. Par ces personnes trop couvées pour connaître le sens et les réelles conséquences que ça impliquerait de vivre selon cette idéologie en la dissociant de la réalité. Trop couvées dans leur petit monde loin des problèmes, sans se rendre compte de leur chance, de l'impossibilité de certains d'adopter une telle manière de pensée puisque confrontés chaque jour à une réalité bien moins simple à ignorer que la leur. Trop couvées pour juste comprendre que parfois il y a des choses que l'on doit tout simplement affronter.

Loin d'un "Carpe Diem" à la mode devenu juste insensé, tout bonnement relativiser, et puis profiter, profiter, profiter...

Aujourd'hui j'ai réalisé l'existence de relents de souvenirs... En général tout le monde appelle ça des flashs, mais en fait quand ça te donne juste la nausée, autant utiliser le mot approprié...

Insupportable...

Tout faire pour éloigner de soi les personnes qu'on aime le plus.

"She's so ashamed of herself that she's come full circle. Nobody understands what it's like to be this girl.”

Maybe I'm just not strong enough.”



05/03/08 – 21h
Bizarre... Epuisée... Heureuse... Triste... Pensive...

Je repense au ski... Nostalgique...

Manger dans une assiette Némo pendant une semaine... Sniffer des vapeurs de pain au chocolat... Fermer les yeux sur le télésiège et s'imaginer qu'on est seul au monde... Rire d'un panneau "lachez ici" cabossé en se disant que certains ont du prendre l'indication au pied de la lettre et foncer dessus, imaginer le fait divers : « Une femme se casse les deux bras en se heurtant à un panneau de signalisation en fin de téléski. Témoignage : « « Ici », y avait marqué « ici », mwa je lâche « ici » !! » ... S'émerveiller de tout. Sourire. Les pieds dans la neige. La tête dans les z'étoiles.

Se rendre compte que certaines personnes manquent beaucoup plus que prévu...

Je pense à tout ça. Enfermée dans ma chambre. Les photos qui défilent en boucle dans ma tête...

'Rêve d'insensibilité... 'Songe à renoncer au plaisir...



16/02/08 – 15h45
Wacances...
Parce que parfois un mot suffit à décrire une humeur...


12/02/08 – 16h30
J'ai casé les paroles de Johny B-good dans mon essai d'anglais... N'importe quoi. Peut-être que comme ça elles sortiront de ma tête...

Je ne vois même plus mon petit bout de ciel bleu par la fenêtre... J'étais là, plongée dans ma copie qui m'éblouissait, le soleil sur ma peau, et puis j'ai vu brusquement ma copie devenir toute grise... Ils avaient fermé les rideaux ces idiots... >_<



12/02/08 – 11h
Je suis là. Assise dans cette grande salle. Depuis déjà 3 heures... Mon corps commence à glisser sur ma chaise sous le poids de ma tête, encore assez légère pour envoyer mon regard vers la fenêtre, pleine de buée... Et là tu t'autorises à imaginer un instant la douceur du vent à l'extérieur de cette immense pièce où chacun respire le même air... Tu t'égares à rêver de fraîcheur...
Et je suis enfermée là...
Envie d'évasion... De ne plus être cloîtrée entre quatre murs de béton. Juste envie de tourner la tête à n'importe quel moment, dans n'importe quel direction, et de voir rien qu'un semblant d'horizon...

Des copeaux de crayons de couleurs sur ma table... 'M'étais jamais rendue compte que c'était si beau à vrai dire... Une forme psychédélique... Si si... "Zoupi taggle."

Sur mon paquet de mouchoir il y a marqué « pure pâte vierge ». Je trouve ça intrigant. Oui bon, deuxième jour de bac blanc, histoire-géo, on s'occupe comme on peut... « TG. » Okay okay...

Le bruit des talons qui claquent sur le carrelage tout le long de la salle... Insupportable. C'est le genre de contrariété qui te sort de ton rêve de douceur illico...



11/02/08
Je suis là, assise dans le bus, les écouteurs dans les z'oreilles, juste au dessus de la mer, éblouie par les reflets scintillants du soleil sur l'eau... Une vague de pensées en tête, l'espace d'un instant...

Les kilomètres défilent, les idées aussi, et puis les arbres, 1, 2, 3, 4... Je retourne quelques années en arrière, à l'âge où partir en vacances avec papa et maman t'enchantes encore, et puis je repense aux jeux dans la voiture, quand on comptait les poteaux des rambardes de sécurité, ou le nombre de voitures rouges, quand le premier qui trouvait telle ou telle plaque d'immatriculation gagnait... Quand notre bonne humeur de la journée ne dépendait que de ces petits jeux futiles...

Et ce ciel bleu... Persistant... Intrigant... Enivrant...

Feu vert... Encore des souvenirs... Souvenir d'un réflexe d'enfant, celui de crier "vert" distinctement à ses parents lorsque le feu en prend la couleur...

Arrivée à destination, descendue du bus... Probablement le meilleur trajet que j'ai fais, crayon en main, prenant note de toutes ces choses que l'on ne remarque jamais, la tête posée contre la vitre, le soleil dans les yeux, la peau brûlante... Pour la première fois, pas soulagée mais triste de sortir de ce bus...
Aucune envie de rentrer...




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Un jour j'ai juste remarqué que quand on pensait , on se faisait un petit monologue interne, en évoquant le repas de soir, la beauté du ciel comme la débilité flagrante des gens, en se posant un nombre de questions considérable, du temps de cuisson des artichauts à la possible existence des petits hommes verts... Bref, qu'on passait du coq à l'âne dans notre petite tête sans jamais s'en rendre compte. Et c'est justement ça que je cherchais. Ecrire toutes ces choses plus ou moins stupides, en passant de l'une à l'autre sans aucune liaison logique, juste pour prendre conscience de ce à quoi je pense... Oui c'est inutile ! ... Quoi que...
D'où la récurrence du "je me suis surprise/égarée à penser..."
Alors non ça n'a pas souvent de sens. Mais demandez-vous juste une petite minute si toutes les idées qui bouillonnent dans vos tites têtes sont ordonnées elles ? ...
Les gens veulent des choses construites, qui ont du sens et suivent un raisonnement logique. Aucune envie de me cantonner là dedans.
En fait beaucoup n'ont probablement jamais compris que ce dépotoir à idées, ce bordel, c 'était juste ce que j'avais en tête. Ni plus ni moins.


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"Ecrire c'est hurler en silence". Finalement ça restera le moyen le plus efficace et le plus libérateur que je connaisse. Il y a des choses comme ça dont tu ne peux pas te passer... Donc c'est reparti...
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# Posted on Sunday, 16 March 2008 at 1:40 PM

Edited on Tuesday, 24 November 2009 at 2:45 PM

"tOut est une questiOn d'envie" - Jveux plus.

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Tellement identifiée à cette zOupi dOnt je parle, que j'ai presque faillit me cOnvaincre que j'avais sa fOrce, sOn indifférence, sOn charisme. Que j'ai presque réussi à me persuader que tOut allait pOur le mieux dans le meilleur des mOndes.

Il y a un mOment Ou tOut ce que tu dis passe du cÔté de la frivOlité. J'ai Osé crOire effrOntément qu'un tas de chOses et de sentiments m'étaient accessibles. Et puis j'ai baissé la tête devant mes faiblesses, mOn désarmement et mOn impuissance, en niant leur existence.

J'ai aussi vOulu me cOnvaincre de ne pas tOmber dans le "fantasme naïf d'un mOnde majestueux". Mais cOmment j'aurais pu de tOute façOn ?

Encrée dans une réalité quOtidienne aussi répugnante qu'avilissante...

Je me suis entêtée, avec impudence, à crOire en mOi et en ce jOujOu stupide auquel j'ai apparenté avec légèreté ma vie en créant ce blOg.

Et puis. Tellement de blOgs aussi désespérants qu'hOrripilants. Autant de chercheurs de pOpularité que d'étalements de pseudO-Originalité. J'en ai la nausée. COncept trOp égOcentriste. TrOp superficiel. TrOp suiviste. Mais j'avais tOujOurs ce petit espOir vain de crOire que l'On peut être au dessus de ça.

Il y a repartir à zérO, et puis retOmber au pOint de départ. Et là il s'agit de tOut recOmmencer...



A u c u ne ---e n v i e .


/

# Posted on Thursday, 07 February 2008 at 2:41 PM

[20] "Quand On a pas ce qu'On aime, il faut aimer ce qu'On a."

 "Quand On a pas ce qu'On aime, il faut aimer ce qu'On a."
[?]


« Quand On a pas ce qu'On aime. Il faut aimer ce qu'On a ».


zOupi refuse. CatégOriquement. AlOrs, sOus la pressiOn d'une affirmatiOn aussi illégitime que celle-ci, qui cOnseille de se satisfaire lâchement de nOs pOssessiOns Originelles et du pseudO innéisme auquel PlatOn Ou Descartes nOus rattachent, On devrait abandOnner tOute entreprise d'ObtentiOn de ce qui serait susceptible de nOus rendre heureux ne serait-ce qu'un instant ?

zOupi refuse. fOrmellement.

ZOupi ne veut pas vivre dans l'idée de mener sa prOpre existence sans ambitiOn, sOumise à une démarche pure et simple de satisfactiOn quOtidienne, glObale, et tOtale.

Se satisfaire, c'est se persuader faiblement que ce que l'On a nOus cOnvient. Sans aucune aspiratiOn.
Se cOntenter d'accepter tOus les aspects de sa vie.
Se bOrner aux plaisirs cOnnus, cOnvaincu qu'il n'en existe pas de plus savOureux, de plus enjOuant ni même de plus jOuissifs.

ZOupi n'a aucune envie de s'Offrir la vanité qui lui serait nécessaire afin de se cOnvaincre d'adOpter la satisfactiOn en tant que mOde de réflexiOn Ou d'actiOn. La frivOlité de cette manière de pensée l'exaspère.

ZOupi revendique l'impOrtance des plaisirs acquis et quOtidiens. Elle ne dénigre pas le caractère nécessaire et essentiel de la délectatiOn de chaque instant, ne discrédite pas le délice de la simplicité d'un cOuché de sOleil Ou la saveur pétillante d'un fOu rire inattendu. Mais rester dans la futilité et la légèreté de ces émOtiOns ne la cOmble pas.


zOupi a l'impudence de crOire qu'il y a en tOut ce qui l'entOure une vOlupté enfOuie, qui feint la banalité pOur ne s'Offrir qu'à ceux qui la cherchent. Et si cette audace paraît infOndée, Ou du mOins basée sur l'illusOire pOur certains. ZOupi s'en mOque. EffrOntément. JOuer à cache-cache avec une suppOsée lascivité de tOut ce qui l'entOure la satisfait pleinement. Et cette satisfactiOn zOupi l'assume. Car elle est illimitée et en perpétuelle évOlutiOn. COntrairement à celle dOnt tOut le mOnde s'enivre.


AlOrs zOupi refuse. Elle refuse de cOnsidérer l'acceptatiOn de ce que l'On a cOmme un devOir. Elle refuse de s'en satisfaire définitivement et radicalement, de s'accOmmOder de ce qu'elle pOssède, de cOnsentir passivement à une satisfactiOn démarquée et restrictive.

ZOupi persiste à rejeter un cOntentement absOlu qui serait esclave de ses acquis et de sOn vécu. Elle s'OppOse au fait qu'ils la cOntraignent et la limitent. Elle se refuse à tOlérer le cOnfinement dans lequel sa vie la circOnscrit.

ZOupi s'entête et s'Obstine à crOire en la splendeur de ce qui l'entOure. Prenant garde à ne pas tOmber dans le fantasme naïf d'un mOnde majestueux.

AlOrs zOupi décline l'invitatiOn à la satisfactiOn de ce qu'elle a. Et si elle n'a pas ce qu'elle aime, jamais elle ne se satisfera de ce qu'elle a. Ce serait se prOclamer fragile. Désarmée. Et impuissante face à ce qu'elle vit. Et viser ainsi à une décadence irrévOcable.
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VOus ne saviez pas qu'On pOuvait déblatérer tant d'idiOties à prOpOs d'une simple citatiOn !?! zOupi nOn plus... Mais visiblement elle y est parvenue...

ZOupi va s'endOrmir. Exténuée. Mais heureuse d'y avOir réfléchit. Essayez:

C ' e s t ---j u s t e ---p r O f O n d é m e n t ---l i b é r a t e u r .


[?]

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# Posted on Sunday, 03 February 2008 at 4:51 PM

Edited on Thursday, 27 March 2008 at 3:50 PM